De(s)corum
« Les lectures qu’elle faisait, […] flottaient en son souvenir et se mêlaient à la réalité, si bien qu’elle croyait avoir vécu ce qu’elle ne faisait qu’imaginer. […] Alors un étonnement la saisit : ce fut comme un vertige. Elle aperçut dans le miroir, son visage d’autrefois » Gustave Flaubert, Emma Bovary.
Et si les murs pouvaient parler, que diraient-ils de nos corps perdus ?
Le corps et l’espace, c’est curieux comme ça dialogue.
Le corps défait, souffrant, envoie un écho dissonant aux murs qui s’effondrent, aux lambeaux de tapisserie.
Et inversement.
C’est ça, la déréalisation : un simple dialogue mélancolique.
C’est voir son propre corps être dérobé sous nos yeux, absorbé par un espace devenu étrange et étranger.
C’est là, précisément, que les personnages de papier deviennent tragiques.
Au moment où l’espace bascule.
Qu’il s’agisse d’alcoolisme, de traumatisme ou de folie, les personnages de papier deviennent d’étranges reflets pour nous autres, êtres de chair et d’os.



























